Une palette de surprises et de poudreuse sous le soleil
Nous partons aujourd’hui à 7 avec Léonie Guisan comme chef de course et Paolo Monticolo comme adjons. Le programme initial prévoyait du ski de fôret vers la Dent de Hautaudon mais les conditions étant plus favorable à un plan B, comme souvent cette année. Dimanche 01 février 2026, ça y est, nous partons finalement pour la Palette d’Isenau culminant à 2170m depuis le col de Pillon.
Arrivé un col, surpris de voir que le grand parking est désormais payant, parquons donc le long de la route. Des skieurs venant de toute part (surtout des Vaudois mais aussi venant de plus loin comme par exemple des Slovaques parquées juste à côté) sont déjà là prêt à dévaller les pistes du Glacier 3000 mais notre programme du jour est différent. Tout d’abord le début de la montée s’initia par un écrassement de neige croûtée en direction du col des Anderets sous une pente un peu raide de quoi nous réchauffer avant d’atteindre le soleil juste avant d’arrivé au niveau des anciennes remontées mécaniques des Isenau.
Une première surprise nous attends peu avant la Buvette de la Marnèche. J’aperçois, tout d’un coup, à quelque chose qui sautille à travers cette neige parfaitement lisse et blanche, une touffe de poils bruns. Dans ma tête de Marseillais, ma première pensée était celle d’une marmotte, mais surpris de voir un miniscule rougeur de quelques centimètres tout mignon, paniqué de voir autant de monde sur son chemin. C’est alors qu’il se mit à gambader à toute allure, se frayant un chemin à travers et sur nos skis ; il trouva temporairement refuge sous le rocker de l’un d’entre nous. Ma crainte du moment : qu’il puisse remonter à l’intérieur de mon pantalon, oui vraiment ça me traversa l’esprit à de multiples reprises ; quand même soulagé que cette petite bête retrouva un nouvel abris sous la neige.
Nous continuons jusqu’au col afin d’y faire une petite pause. J’y voie, Paulo admirer et analyser ses belles pentes raides aux alentours prévoyant de future sortie dans les environs et Isaac nous familiariser avec les sommets nous entourons. Arrivé au fameux sommet, le soleil brilla de mille feux et une petite photo de groupe s’imposa. Prêt pour cette descente qui s’annonce merveilleuse à travers cette poudreuse ; je ne peux qu’admirer Léonie descendre avec finesse et élégance.
A mi-chemin de la descente nous croisons un binôme avec des soucis de fixation. En effet, les skis de location n’étant pas bien réglés, Xavier s’imposa être l’homme de la situation et résolut cet inconvénient avec minutie. Reprenons notre descente à slalomant par moment à travers quelques branches pour finir le long du ruisseau de l’Aigue Courbe jusqu’au replat P.1820 qui s’imposa idéal pour le repeautage. Parfait, personne n’est tombé dans le ruisseau et les doudounnes ont survécu aux branchages, nous sommes ravie de remonter jusqu’au Châlet Vieux pour la pause pique-nique. Au vu de cette magnifique neige nous sommes tous motivés pour une dernière montée juste au sommet au dessus de nous yeux qui n’a manifestement pas de nom. Une fois en haut nous redescendons en direction du Col de Voré, d’où la neige devrait commencer à devenir pas ouf. Mais ce n’est que surprise que ce n’était pas si mauvais, le soleil aidant à ramolir cette neige qui ressemble presque à une neige de printemps.
Une dernière surprise s’annonce, nous avons eu l’occasion, comme prévu, de descendre à travers la forêt jusqu’au parking, ça ne peut être qu’une course parfaitement réussi. Nous nous arrêtons au Col de Mosses afin de partager et de comparer le dénivelé annoncé sur nos montres, certains ayant l’espoir et se comvainquant d’avoir au moins atteindre les +1000m. Ce n’est qu’en rentrant chez moi, en retraçant sur swisstopo notre sortie que le résultat tombera. Nous avons atteinds tout juste +900m, la montre de Xavier s’étant montrée très optimiste
Di 11 jan. 2026
Tossestand ( rempl. La Palette depuis le Col du Pi
Nous sommes début janvier, il fait froid… et la Suisse n’attend qu’une chose : de la neige fraîche ! Heureusement pour nous, pour sa première sortie en tant que cheffe de course, Léonie a sorti ses meilleures incantations magiques et la veille, samedi, une belle neige a recouvert nos paysages.
C’est donc dimanche matin que nous prenons la route vers les pentes douces du Saanenland, à l’abri des avalanches. Nous démarrons de Lauenen, où nous avons la chance de voir les nuages s’écarter pour laisser place à un magnifique ciel bleu.
Nous empruntons l’itinéraire par la crête nord-ouest, sur la trace préparée la veille par Léonie. Très vite, l’ambiance devient paisible, alternant prairies ouvertes, pentes plus sauvages et passages boisés. Nous profitons de la montée, tout en étant impatients de goûter à la poudreuse qui nous entoure.
En gagnant la crête, le paysage s’élargit et nous découvrons que nous sommes le premier groupe au sommet, avec les descentes encore immaculées ! Après 660 m de montée en environ 2h15, nous décidons d’entamer directement la descente pour profiter de cette neige fraîche.
Nous prenons la direction plein ouest, où de larges espaces ouverts nous permettent de savourer pleinement ces jolies pentes. Nous flottons sur la poudreuse qui nous faisait de l’œil depuis le début : l’instant est magique ! Nous rejoignons ensuite un petit tronçon de route vers le nord pour atteindre la seconde partie de la descente, où nous arrivons sur les pistes de ski de fond. Après un peu de skating, nous retrouvons les voitures, encore émerveillés par cette neige parfaite.
Un immense merci à Léonie pour cette organisation et d’avoir adapté sa course en fonction des conditions ! On espère retrouver la même neige à toutes tes prochaines sorties !
Participants : Léonie Guisan, Olivia Hefti, Isaac Ambli, Muriel Jaquet, Nathan Loos, Martin Lemaire, Christophe Bandorowicz, Dani Santos Soares
La brume du matin n’effraie pas le pèlerin
A 7:45, les quatre randonneurs du Club Alpin se retrouvent, les yeux encore un peu embués mais le cœur déjà en éveil. L’un d’eux, dans un éclat de rire, rebaptise le groupe : “le Club Lapin”. Et il faut dire que la montée rapide qui suivra justifiera bien ce surnom — de vrais lièvres !
Avant d’attaquer les pentes, une halte s’impose au café des Arcades à Epagny, pour faire connaissance.
La montée vers la Dent du Chamois débute dans une mer de brouillard. L’enchantement est total. Chaque pas nous rapproche d’un monde suspendu, hors du temps. Seuls au monde, enveloppés par la douce chaleur du soleil qui perce enfin la brume, nous grimpons avec entrain — bondissant presque — comme les lapins que nous sommes devenus.
A 11:20, nous atteignons le sommet. Et là, dressée fièrement, une jolie croix nous attend, silhouette paisible face à l’horizon. La vue qui s’offre à nous évoque les vestiges d’une ère glaciaire oubliée. Comme un signe, une mésange nous accueille de son chant cristallin. Elle semble nous souhaiter la bienvenue, perchée sur une branche, témoin de notre émerveillement. Le pique-nique est royal, la sieste inévitable. Le silence nous enveloppe comme une couverture douce, amplifiant chaque sensation, chaque souffle.
La descente se fait dans la bonne humeur, les jambes et les genoux tendus mais l’esprit léger. Et comme une récompense bien méritée, la bière nous attend à l’auberge des Montagnards. Elle a le goût de l’effort, de la liberté, et de cette étrange magie que seule la montagne sait offrir.
Encore un petit bout de marche pour rejoindre la voiture, les derniers pas d’une journée gravée dans nos cœurs. La brume s’est levée, comme pour saluer notre passage.
Un grand merci à toute l’équipe pour cette merveilleuse journée d’automne !
« Trouée dans la brume éloigne le vilain rhume », auteur inconnu
La brume du matin n’effraie pas l ...
Antoine a dû déclarer forfait au dernier moment en raison d’un problème de santé.
La course s’est bien déroulée à la satisfaction des participants malgré une version quelque peu raccourcie en raison du brouillard qui s’est installé dans la région dès 12h30
Antoine a dû déclarer forfait au d ...